la chambre au loup

                              LA CHAMBRE AU LOUP

                     ET L'ANCIEN PONT DE L'AUBAUDAIE

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            Après avoir quitté Trémelin, prenons le CD 61 en direction de Saint-Péran. Attention, c'est la première route à droite.

           Quelques centaines de mètres, une descente et nous arrivons devant le mur du barrage qui forme la retenue d'eau de l'étang de la Chambre au Loup.

                                 

                                                                                      le déversoir

            On accède à l'étang par un escalier situé à droite du barrage et c'est alors qu'on aperçoit l'étroite vallée encaissée entre ses deux rives qui dominent l'endroit d'une trentaine de mètres de hauteur.

          

                         

                                                                     le barrage, la passerelle

                          

                                                             une étroite vallée encaissée...

 

              Voici l'histoire de cette vallée.

           A l'ère primaire, le socle de schiste rouge s'est plissé donnant aux roches environnantes leur forme en stries verticales. L'érosion de la roche a provoqué une fracture dans la partie gauche du paysage à l'ère quaternaire, et l'effondrement d'un pan de la montagne vers la droite a généré une profonde entaille, donnant naissance à la vallée, dans le sens nord sud.

        Récemment, au 20ème siècle, l'édification du barrage a permis la retenue de l'eau du ruisseau de Boutavent, par-dessus un ancien gué mégalithique que nous apercevons sur cette vue ancienne, à une époque où il n'y avait pas encore l'étang.

               

            Le passage à gué, connu sous le nom de pont de l'Aubaudais (aujourd'hui Laubaudaie), mesurait 10,60 m de longueur et se trouvait en 1911 à 0,70 m au-dessus de l'eau. Il était formé de six grandes dalles de schiste posées sur des blocs de grès rose, servant de piliers. (extrait des bulletins de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, tome XLII, p 111, 1912)

             Regardons le promontoir rocheux situé juste à gauche, au début de l'étang. Pour y accéder, il faut traverser la passerelle du barrage. A cet endroit, un à-pic rocheux nous surplombe mais il est préférable d'y accéder en montant plus loin et en revenant par la crête, ou alors on peut y accéder par le nouveau parking aménagé plus haut en bord de route.

                          

                                                                                 le promontoire

          Une fois parvenu sur ce promontoire, on découvre un paysage magnifique de landes et d'affleurements rocheux qui domine la vallée. 

                             

                                                                                la vue du haut du promontoire

          Cet endroit connut une occupation humaine dès l'époque néolithique. Il s'agissait sans doute d'un campement de chasseurs, des traces en ont été retrouvées sous la forme de pointes de flèches en pierre, d'éclats de haches.

                                                   

                                                                  pointes de flèche en silex

         

          Il semblerait que ce site ait correspondu à un poste de guet pour des chasseurs. Par un échange de signaux, d'autres hommes placés en contrebas étaient prévenus de l'instant propice, lorsque le gibier était entré dans l'étroite vallée encaissée. Alors, les chasseurs se postaient aux deux extrémités du goulet et, à partir de cet instant, les animaux n'avaient plus aucune possibilité de fuite.

                                         

                                                            essai de reconstitution, scène de chasse.

            Les hommes repartaient avec le produit de leur chasse vers leur village probablement situé dans la vallée de Trémelin, au niveau de l'étang, en suivant des pistes tracées à travers la lande...

            Le vallon de la Chambre au Loup est également une terre de légende. Un des rochers découpe sur le ciel sa forme d'un loup assis qui hurle à la mort, la tête tournée vers le ciel. Une légende remontant à la nuit des temps raconte que chaque fois que le pays de Brocéliande a été envahi par des ennemis, le grand loup de schiste s'est réveillé pour se métamorphoser en un redoutable guerrier.

                                            

            Plus simplement, une autre histoire nous dit que c'est dans les parages que serait apparu le dernier loup de la région. Et mal lui en a pris!

 

 

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